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Le projet de draguage et d'approfondissement du Canal à 2,50 m sous le plan d'eau entre Bauvin et le point 18,100 km a été approuvé par
l'Administration Supérieure à la date du 19 Décembre 1906
Les travaux ont été adjugés le 26 Janvier 1907 à M. Guisez, entrepreneur à St Amand, et sont com-mencés en mai 1907.
LA STRUCTURE PAR GABARIT
Au fil de l'eau de l'AA à l'Escaut
Lycée prof. Malraux Béthune 1994
Les voies navigables, rivières et canaux, sont classées par gabarit
selon 3 catégories:
- 1ère catégorie: les petits gabarits comprenant les canaux de type Freycinet: la longueur utile est de 38,50 m sur 5,20 m de largeur avec un mouillage de 2 m pour un tonnage maxi de 250 1.
- 2ème catégorie: les grands gabarits, dit encore gabarit international comme la liaison Dunkerque à Valenciennes, pour un tonnage de 1350 t.
- 3ème catégorie: toutes les autres voies plus petites que les canaux
de Freycinet (comme le canal du midi)...
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AMELIORATIONS REALISEES DEPUIS LE RACHAT
( 01 août 1860 )
Lettre de l'ingénieur en
chef Douai 29/01/1877 B1 L50 D4501 (Coll. B. Courcel)
Le canal a été restauré et approfondi de manière à porter son mouillage à 2m 20 et à permettre le passage des bateaux prenant 1 m 80 d'enfoncement.
C 163 D2540
Le décret du 25 avril 1868 autorisa l'amélioration du bief supérieur.
Notice sur
les voies navigables du Nord et du Pas de Calais 1900
L'amélioration du bief inférieur fut prescrite par le décret du 30 août 1871.
Le décret du 28 juin 1880 a permis d'exécuter les travaux suivants:
1° Amélioration des ouvrages d'art; reconstruction de neuf ponts-levis et construction de neuf maisons pontières avec annexes;
3° Curage général à 9m 40 au plafond et 2m 20 de tirant d'eau;
D'autres travaux, autorisés par décisions spéciales, ont été exécutés
depuis
1885. |
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Le canal d'Aire a une longueur totale de
41,145 km
et se compose de deux biefs, savoir:
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Le bief de Cuinchy d'une longueur de
10,526 km
-
Le bief de la Lys d'une longueur de
30,619 km
DEPARTEMENTS ET COMMUNES TRAVERSES
Le canal traverse les communes de Bauvin, Billy-Berclau, Hantay, Douvrin, Salomé, Haisnes, La Bassée, Violaines, Cuinchy, Givenchy, Festubert, Beuvry, Béthune, Essars, Annezin, Hinges, Mont-Bemanchon, Robecq, Busnes, Guardecques, Berguette, Isbergues et
Aire.
Sa longueur totale se décompose comme suit:
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Partie sur le département du Pas-de-Calais. 6,615
km }
-
Partie sur le département du Nord.
0,285 km } 41km145
- Partie limitrophe entre les deux départements 4,245
km }
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AMELIORATIONS RESTANT A REALISER AU XX SIECLE.
Notice sur les voies navigables du Nord et
du Pas de Calais 1900
La navigation était devenue très difficile sur le canal d'Aire, en raison du trafic considérable de cette voie, dont le tonnage effectif s'est élevé en 1898 au chiffre de 3.679.144 tonnes.
Le nombre de bateaux en attente de chargement ou de déchargement dans les six rivages houillers est considérable et cause des encombrements fréquents.
L'Administration vient de prendre en considération un avant-projet d'établissement de deux gares d'eau, à Béthune et à Hantay, et d'un garage à Isbergues. Les travaux sont évalués à 250.000 francs.
Un avant-projet d'amélioration générale est actuellement à l'étude. Il
comprend les travaux suivants, qui donneront lieu à une dépense de
6.200.000 francs environ.
1° Approfondissement à 2m 50 de tirant d'eau et l'élargissement à 10m 50 du plafond du canal;
2° Doublement du chemin de halage et défenses de berges;
3° Rectification de La Bassée ;
4° Doublement de l'écluse de Cuinchy et établissements de garages aux abords;
5° Reconstruction de dix ponts fixes, treize ponts tournants, deux
viaducs de chemin de fer, passerelles, trois maisons pontières ;
6° Enfin, élargissement de vingt siphons et reconstruction de huit
aqueducs. |
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UNE GARE D'EAU A LA BASSEE
En raison de l'urgence absolue de créer les gares d'eau, leur réalisation est distraite de l'avant-projet d'amélioration générale. Dès 1899, les études sont lancées à Hantay et à Béthune pour creuser ces gares pour péniches vides.
Etant informé de cet état de fait, le nouveau maire de La Bassée, Alexandre CRESPEL, lance le projet de créer une gare d'eau dans sa commune plutôt qu'à Hantay. Pour La Bassée, la proximité des quais de chargement de Violaines des compagnies minières de Béthune et Bully-Grenay, et l'importance de son commerce sont des atouts. Toutefois, l'exiguïté du territoire n'offre aucune parcelle. Ainsi M. LESTARQUIT, conseiller municipal, propose un terrain 1 ui appartenant au coin de la rue des blanchisseries, proche du pont des vaches et du chemin du Bois Pochon (Conseil Municipal du 9 novembre 1899).
Alexandre CRESPEL fait personnellement les démarches auprès des ingénieurs des Ponts et Chaus-sées pour que cette proposition soit étudiée. Le 29 mai 1900, il présente les conclusions : le projet à Hantay coûtait 90.000 Francs or, le coût à La Bassée serait beaucoup plus élevé puisqu'il y aurait des déblais plus importants et les travaux d'art seraient plus considérables, soit un devis de 240.000 à 250.000 Francs. La différence serait donc à la charge de la ville de La Bassée.
Si l'emplacement prévu était sur le territoire communal, il n'y aurait pas à hésiter à faire ce sacrifice puisque les avantages sont nombreux. L'agglomération d'une centaine de péniches représentant de 5 à 600 personnes, serait un profit pour le commerce local, et les ressources de l'octroi qui en résulterait compenseraient les intérêts et l'amortissement de la somme à engager. Malheureusement les abords du canal en deçà et au delà de la ville sont- situés sur des communes voisines: Salomé, Douvrin d'un côté, Violaines et Haisnes de l'autre. L'annexion du terrain à ville de La Bassée serait une solution mais les formalités seraient insurmontables et longues. La seille compensation à espérer serait la perception d'un droit de stationnement par la ville.
Ce rapport, bien que peu encourageant est adopté en Conseil municipal.
Par courrier, l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées remet tout en cause. Il fait
remarquer qu'à Hantay, la circulation serait libre et gratuite pour les mariniers. Il est ainsi impossible de présenter un transfert éventuel à La Bassée avec une taxe d'entrée ou de stationnement; la ville doit renoncer à toute espèce de droit.
La municipalité basséenne tient tout de même au projet bien que l'entrée de la gare d'eau et les 9/10ème de sa surface seraient sur le territoire de Douvrin. La commission des Travaux réexamine le projet sommaire et fait d'autres proposÎtions. Dans ce projet, le chemin des Blanchisseries serait remplacé par une route partant de la brasserie Vittu jusqu'aux ateliers Pruvost. Cette route serait presqu' en entier sur La Bassée et facilement constructible. La ville pourrait en outre empêcher presque complètement toute construction sur le territoire de Douvrin en entourant la gare d'eau de parapets élevés sur toutes les surfaces touchant ce territoire. La ville de La Bassée restant propriétaire de presque tous les terrains avoisinants pourrait les revendre à un prix avantageux.
Pour que ce projet soit retenu, la ville s'engage à fournir à l'Etat les terrains nécessaires, vote une subvention de 18.000 Francs pour l'achat de ces terrains, et autorise le dépôt des terres sur son territoire. Enfin, elle lance un emprunt de 130.000 Francs pour financer les travaux sur les 290.000 Francs nécessaires (l'Etat payant 90.000 Francs et la Cie des Mines de Béthune, avantagée par le projet, versant une subvention de 70.000 Francs).
Cette proposition est acceptée en ajoutant une dernière exigence: la ville de La Bassée devra entretenir la partie de la route des Blanchisseries se trouvant sur le territoire de Douvrin.
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